jeudi 18 novembre 2021

Le bilan 2021

 Alors que 2021 va se terminer, quel serait votre premier bilan, à chaud ?

La première partie de l'année n'a pas été terrible. Mais avec la reprise des salons et événements en cette fin d'année les choses se mettent à repartir. Tout n'est pas rose, mais on sent quand même du mieux. J'espère que ça va se maintenir. 


A titre personnel, hors parutions, un événement vous a-t-il particulièrement marqué ou surpris au cours de cette année écoulée (un prix, un salon, etc...) dans le paysage des littératures de l'Imaginaire ?

J'ai vraiment l'impression que ça a été une année calme sans véritables gros événements. Après l'hystérie provoquée par Damasio ces deux dernières années, une année où il n'y a pas de véritables événements marquants dans nos parutions c'est bien.


Quelle est le programme pour cette année?

On va commencer l'année avec le retour Pavel Erkum, le détective lutin créé par Tiphaine Levillain. Sa deuxième aventure intitulée, Hantise à Pensily, le conduira à s'intéresser à une histoire de maison hantée assez particulière.

Au deuxième trimestre la fantasy urbaine sera à l'honneur. Gemme nous donnera un nouveau roman dans l'univers de la Dame Grise. Dans celui-ci, ce sera David l'adjoint de Faye qui sera à l'honneur.

Antoine Lencou reviendra au troisième trimestre avec le deuxième volet de son cycle de la Confédération Noire, Peine et Prière.

Et au quatrième trimestre ce sera Paul Fichtre qui donnera une nouvelle aventure au trio découvert dans Masse Vectorielle. Et là ce sera de l'action non stop sur 180 pages.


Enfin, quel sera votre plus grand défi pour cette nouvelle année ?

Après deux années compliquées on va pouvoir se remettre à aller de l'avant. Plusieurs choses sont prévues cette années :

- Travailler plus étroitement avec Banquises et Comètes, mon diffuseur secondaire. On n'a d'ailleurs déjà commencé. Les Imaginales ont été une occasion de tester un espace de dédicace pour nos éditeurs sur leur stand. Ce qui permet d'avoir des auteurs sur des salons où je ne suis pas présent. Le dispositif est reconduit à Angers à la fin novembre. Et on compte bien continuer sur 2022. Je vous en dirais plus dans quelque temps. Sinon on a le projet de diffuser les romans dans des bureaux de tabac, histoire d'aller à la rencontre d'un public qui ne va pas forcément en librairie.

- Faire de la publicité et des relations publiques. Là aussi on a commencé. On espère bien continuer. Nous avons le savoir faire et il manque le faire savoir. C'est ce constat qui m'a amené à diversifier les supports. Nous avons par exemple une publicité dans Présences d'Esprits ce mois ci. 

jeudi 8 avril 2021

La genèse de Kraken Krak

 C'est un appel à textes de Pulp Factory qui m'a donné l'envie d'écrire Kraken Krak. La maison disait recruter dans certains genres SF populaires spécifiques, dont les méchas. Sans être un grand spécialiste, je connais un peu Evangelion, Patlabor ou Gundam, et je roule sans hésitation pour le Tekkadan. C'était une occasion à saisir.

Par ailleurs, je sortais de plusieurs romans longs et compliqués, dont un sur les enfants-soldats qui avait réclamé des mois de recherches peu joviales. Je voulais changer un temps de style et de méthode de travail. J'ai donc pris au mot la raison sociale de Pulp Factory et j'ai fait du cosplay d'écrivain populaire, soucieux de divertir, fier de son métier, mais contraint de publier cinq volumes par an pour payer la réparation de son chauffe-eau 1870 réformé 1918 et les croquettes de son bâtard à poils ras. Je me suis donc astreint à un régime de travail intensif, tôt le matin au café, tard le soir au cognac, et j'ai raconté en deux mois l'histoire du 13e Groupe de Combat Mécha. Kraken Krak est mon premier vrai pulp, écrit dans le souvenir des bouquins de SF aux couvertures flamboyantes qu'on trouvait encore dans les relais de presse des gares de mon enfance.

Tel qu'il est, j'espère qu'il plaira au lecteur – ou qu'il lui déplaira franchement : si un bouquin irrigué au whisky breton fait bâiller, il ne me reste plus qu'à changer de métier, ce qui pourrait mener à un coup d'État ou à un nouveau groupe de jazz fusion.

Vous êtes prévenus.

mardi 5 janvier 2021

Programme de publication 2021

 Janvier 

Un cerveau d'yttrium de Jean Christophe Gapdy
Issu dʼune formation de biologiste, Jean Christophe a basculé dans une maîtrise dʼʼinformatique à Lyon I dans les années 1980; ces formations font qu'il a tendance à teinter ses écrits SF de références ou dʼanalyses scientifiques parfois dans le genre hard-science, parfois sʼappuyant sur lʼévolution de ce qui sʼétudie aujourdʼhui, parfois dérivant vers des hypothèses futuristes fort improbables pour lʼinstant. Lecteur passionné de romans policiers et noirs, de Fantasy, Fantastique et de SF, avec une pointe dʼhistoires dʼhorreur, il est assez fou de BD, de livres de dessins et dʼart.

Avril
Kraken Krak de Jean Bury
Quand un robot de manutention est à deux doigts de provoquer un accident nucléaire en sortant de sa programmation, c’est au 13e Groupe de Combat Mécha que l’on fait appel pour enquêter, contre toute logique. Parce qu’il a en son sein le jeune Jazz, un informaticien de 15 ans, un peu hacker, et aussi le sergent Carole Maertens, diplômée en psychologie criminelle. Et quand de nouveaux incidents se produisent c’est aux combattants de l’unité et à leurs robots, les Bleuets, d’intervenir.Une chose est sûre : cet incident et d’autres sont en rapport avec les nouvelles puces que fabrique Imperium Industries pour ses IA. Que cache donc la corporation ? Et surtout quel rapport existe-t-il entre la multinationale et le mystérieux code que découvre Jazz et qui semble tapisser les profondeurs du réseau hanté par les hackers : Kraken Krak ?

Juillet :
La Dame Grise de Gemme
Faye est lieutenant de police dans une ville moyenne du centre de la France. Mais c’est également une Dame Grise, une noble fey, qui protège secrètement la localité et les êtres surnaturels -vampires ou métamorphes - qu’elle a accueillis sur son territoire. Quand une jeune femme est retrouvée vidée de son sang, Faye sait que seul un très vieux vampire commettre ce crime. Les choses se compliquent lorsqu’elle apprend qu’une créature impie a été utilisé pour cacher la présence du vampire à la Dame Grise. Une conspiration est en marche. Et elle pourrait bien en être la victime. Heureusement elle pourra compter sur une poignée d’alliés humains comme surnaturel. Et elle compte bien découvrir la vérité quel qu’en soit le prix.

Octobre
Le chemin de Damas ( l'Arbre aux Lunes 2) de Didier Reboussin
Les Nautes ont entrepris de rallier le cœur de la lointaine galaxie M81, où, selon la prophétie de Joss, le Ténério, se cache une intelligence extraterrestre. Ils vont y rencontrer le Visiteur et recevoir une révélation sur le devenir de l'univers. Celle-ci fera voler en éclats leur unité. Cependant, ils ne reviendront pas les mains vides vers la Terre. Celui qu'ils emportent sur le chemin du retour sera-t-il le sauveur de l'humanité ?

lundi 4 janvier 2021

Découvrons Gemme

 Le roman de Gemme, la Dame Grise devrait arriver cet été. Découvrons cette autrice.


Gemme est une femme quinquado légèrement fantasque qui vit avec son époux Loulou en banlieue parisienne, au service du chat Myrddyn.

Passionnée d’Histoire, de mythes et légendes, ainsi que de littérature, elle dévore tout ce qui lui tombe sous la main depuis qu’elle sait lire, c'est-à-dire fort tôt (elle commence à lire à cinq ans). C’est ainsi que, partie à la recherche d’un peu de lecture, elle découvre, dans la bibliothèque de son frère, Tolkien et Zelazny, puis, dans la bibliothèque de sa sœur, Franck Herbert et Jimmy Guieu. Elle est, depuis, tout aussi passionnée par les littératures de l’imaginaire, du polar et du thriller, avec une préférence pour l’urban fantasy (Rice, Hamilton, Briggs, O’ Donnell, Jeanne A. Debats pour ne citer qu’elles)

Elle a, il y a fort longtemps, eu deux nouvelles de publiées dans des fanzines hélas disparus, À l’ombre des cyprès, chez Piments et muscade, et La valise à roulette, dans un Hors Série de Borderline, et a vu son premier roman, Lilas Noir, publié chez Rivière Blanche.

On pourra parfois la croiser, toujours escortée de son époux, dans des salons et des festivals de l’imaginaire.


Bilan 2020

 Alors que 2020 se termine à peine, quel serait votre premier bilan, à chaud ?

Un peu de bon, et beaucoup de moins bon dirons nous. Pas mal de rendez vous manqué qui font que cette année a un goût de fiasco. 

Un CA en chute libre rapport surtout aux salons et événements qui ne se sont pas faits mais aussi à des ventes en librairie. J’ai eu la mauvaise idée de changer de diffuseur, décision planifiée depuis un long moment, mais qui est tombé au mauvais moment. Je ne savais pas qu’il y allait y avoir une crise sanitaire.  

Quelque chose qui ne s’est pas fait également c’est la notabilisation. Créer du buzz en profitant des événements locaux.

Ce qui fait que je n’ai pas passé le cap que j’aurais dû passer.


A titre personnel, hors parutions, un événement vous a-t-il particulièrement marqué ou surpris au cours de cette année écoulée (un prix, un salon, etc...) dans le paysage des littératures de l'Imaginaire ?

Cette année pas grand chose ne m’a marqué à ce niveau, en tout cas en positif. Sinon le Goncourt de Le Tellier va sans doute amener une volonté d’embourgeoiser les littératures de l’imaginaire sans doute toujours plus forte et léser le public populaire. Ce n’est pas forcément négatif si le public délaissé par. certains éditeurs majeurs réussit à trouver le chemin de ma maison d’édition. Mais il faut pour ça que je créer des balises pour le guider et il va falloir y réfléchir.


Quelle est le programme pour cette année?

L’année commence avec le retours des Gerulfs dans Un cerveau d’Yttrium, où Jean Christophe Gapdy envoie nos deux androïdes préférés dans une affaire bien tordue. 

En avril robots géants au programme avec un roman de Jean Bury, Kraken Krak, où Patlabor rencontre Neuromancien. Avec une bonne couche de hopepunk en plus. Je suis très content d’avoir Jean Bury, un des meilleurs auteurs du moment.

L’été devrait voir la sortie de La Dame Grise de Gemme, deuxième titre de la collection Aventures Paranormales.

En fin d’année Didier Reboussin nous dévoilera la suite et fin de l’intrigue commencée dans l’Arbre aux Lunes.

On espère pouvoir tenir les dates mais vu la situation on n’en est pas vraiment sûr.


Enfin, quel sera votre plus grand défi pour cette nouvelle année ?

Survivre.

lundi 5 octobre 2020

Dissipons les malentendus

 Pulp Factory n'a rien à voir avec French Pulp. Il semble que certains font la confusion : 

- Pulp Factory paye ses auteurs et les respecte
- Pulp Factory paye ses illustrateurs
- Pulp Factory a toujours payé les cotisations sociales de ses auteurs et illustrateurs
- Pulp Factory travaille avec deux diffuseurs : Banquises et Comètes ( grand ouest) et Myosiris Diffusion ( Nouvelle Aquitaine et démarchage de libraires sur toute la France). Myosiris Diffusion gère aussi notre compte Dilicom.

En ce moment difficile nous pâtissons de la confusion. Et nous souhaiterions que cette confusion cesse. Vous êtes invité à partager ce post le plus possible.

dimanche 2 août 2020

La genèse de "panique au muséum"

Tiphaine Levillain nous parle de la création de son roman.

"Comment est né Panique au Muséum ? C’est une question délicate : je ne me souviens pas de la réflexion qui m’a poussée à choisir le Muséum des Histoires naturelles de Bellwade comme théâtre de cette première aventure.
En revanche, je peux facilement parler de la genèse de Pavel Erkum.
Je suis une grande fan de Sherlock Holmes. Je n’ai pas encore lu la totalité de ses aventures, mais c’est un personnage que j’apprécie énormément. J’avais très envie de créer un personnage « récurent », que je pourrais mettre en scène dans de nombreuses histoires, et j’ai créé Pavel Erkum en pensant à Sherlock Holmes. Finalement, d’après certains lecteurs, il ressemble plus à Hercule Poirot, mais qu’importe : c’est clairement le trope du détective privé qui enchaîne les enquêtes et trouve une explication aux mystères les plus denses. Un trope que j’aime énormément.
Je l’ai transposé assez naturellement dans un univers sans humains, avec seulement des elfes, des lutins, des fées, parce que c’est de cela que j’avais envie à cette époque. Mon Imaginaire et mes envies tournaient autour de tous les peuples magiques et cachés du monde entier. Bellwade est née de mon envie de les faire cohabiter tous, et je n’ai plus eu qu’à placer Pavel au milieu de tout cela.
Pour Panique au Muséum plus spécifiquement, je sais que j’avais envie d’une histoire de fantôme. Je voulais jouer avec la question du surnaturel, dans un univers où la magie est présente au quotidien, sous des formes très diverses.
Et c’est ainsi qu’en tirant peu à peu sur ce fil, le synopsis de Panique au Muséum s’est déroulé."