mardi 19 juin 2018

La genèse d'Exécutrice Temporelle

Patrick Lorin vous explique les origines de son roman :

"Diverses raisons m’ont motivé pour écrire ce roman. La première étant mon intérêt pour le thème fictionnel du voyage temporel. Le sujet permet de se cultiver en revisitant des événements historiques marquants ou parfois méconnus. Il ouvre par ailleurs un débat intéressant : serait-il possible de voyager dans le temps ? Sur cette question, les avis scientifiques sont partagés. Certains pensent qu’une telle aventure s’avérerait impossible en raison du postulat de causalité. D’autres avancent des théories audacieuses comme l’éventualité d’utiliser les courbures de l’espace-temps, des notions de rétrocausalité futuriste (influence du futur sur le passé) ou d’univers parallèles… Dans ces hypothèses, sont imaginés des outils technologiques permettant de projeter des informations, objets ou êtres vivants vers le futur ou le passé. En supposant que ce soit un jour possible, se poseraient alors de multiples paradoxes : celui du grand-père ou de l’écrivain, la possibilité de se rencontrer soi-même, la notion de futur déjà écrit s’opposant à celle du libre arbitre, les boucles temporelles… En cinéma et littérature de science-fiction, le thème est souvent abordé sous l’angle de l’effet papillon (Cf. nouvelle de Ray Bradbury, Un coup de tonnerre) ou de l’immuabilité temporelle (impossibilité de modifier le passé ou que très partiellement). Dans Exécutrice Temporelleest présentée l’idée que les grands événements historiques sont soumis à une forte élasticité. On ne peut pas les annuler, car ils se reproduiraient d’une façon ou d’une autre. Cependant, les Agents de la Commission agissent avec une extrême prudence car l’élasticité est marquée par une limite. Une erreur grave ou une puissante volonté malveillante pourrait parvenir à la briser, générant des incidents ou fractures temporelles. L’objectif de la Commission Temporelle est d’orienter l’humanité, progressivement et en douceur, vers le meilleur des futurs. Mais lors des voyages dans le temps, rien ne se passe jamais comme prévu…
Ce fut un plaisir d’imaginer cette fiction et de mener les recherches historiques sur les périodes concernées.
Patrick Lorin"

mardi 27 mars 2018

La genèse de "du sang et des larmes"

On laisse la parole à Antoine Lencou.

Il y a une dizaine de jours, Fabien m’a demandé de rédiger la genèse de « Du sang et des larmes ». Tout de suite, je lui ai répondu : désolé, je ne sais pas, je ne m’en souviens pas…
Car il faut que je vous avoue un truc : j’ai écrit ce roman il y a un paquet d’années. Bien sûr, avant de le soumettre, je l’ai retravaillé et remis au goût du jour, mais le fait est que ma mémoire n’a pas vraiment conservé sa genèse. D’ailleurs, il est possible aussi que rien d’extraordinaire n’ait motivé sa rédaction…
Si certains ne peuvent commencer la phase d’écriture que lorsqu’ils ont un plan détaillé avec chaque scène, chaque interaction, moi pas. La plupart du temps, je pars d’une impression, une idée, une trame plus ou moins étoffée. Parfois, une seule image suffit pour que l’envie d’écrire se fasse. Après, je laisse les connexions se faire, les personnages prendre de l’ampleur et guider l’histoire. Souvent, je me fais surprendre moi-même par la fin !
Ado, j’ai dévoré des dizaines de livres des auteurs de l’« âge d’or », les Asimov, Van Vogt, Hamilton, Clarke, Sprague de Camp, Franck Herbert, Gérard Klein, Barjavel, Philippe Curval et bien d’autres. Tous m’ont donné le goût des grands espaces, de l’aventure, de l’étrange, l’envie d’écrire mes propres histoires.
À cela se mêle ma curiosité pour l’astronomie et la paléontologie qui, finalement, sont deux disciplines pour répondre à la même problématique : qui sommes-nous, où allons-nous ?
Il y a la fascination de la mort aussi. Dans ma bio, je m’en amuse, car le hasard (ou pas, ;-) ) fait que je m’appelleLencou. Écrit différemment, il ne signifie pas moins que la faucheuse bretonne, celle qui collecte les défunts dans sa charrette.
Du sang et des larmes est un peu tout ça. L’envie de décrire l’univers d’un homme, un militaire qui ne maîtrise pas tout à fait son existence, son destin, qui se laisse prendre par les événements et qui souvent les subit. La trame qui relie ces quelques pans de vie est venue après, le dénouement final aussi. 


Et je vais vous livrer un scoop, que même mon éditeur ne connaît pas : l’année dernière, en le retravaillant, j’ai retiré lesdix lignes de la fin. Sauf qu’elles changeaient quelque peu les choses en fait, ces dix lignes ! Un jour, peut-être, selon mon humeur, je les remettrais.

lundi 5 février 2018

Découvrons Loïc Lendemaine

Loïc Lendemaine est né en 1985 en région parisienne. Féru de littérature et de langues, il étudie tout naturellement ces dernières, avant de se tourner finalement vers le commerce international : il faut bien manger ! Grand voyageur, il parcourt depuis son plus jeune âge l’Europe, le monde, la Terre du Milieu et les galaxies les plus lointaines. Influencé tant par Maître Tolkien que par Pierre Bordage ou encore H.P. Lovecraft, il exprime au travers de ses gribouillages les histoires qui se sentent à l’étroit dans sa tête. 

Pour la bibliographie:
-The Saga of Egill Olafson (in The Northlore Series - Vol. II - Mythos) / Nordland Publishing (en Anglais)
- Semenia (in Les Vilains Contes #2) / Éditions L'Ivre-Book
- Skåljamund / Éditions Nutty Sheep (série en 8 épisodes)
- Les enquestes de Messire Fulbert: Lupus Dei (in Tant que le loup n’y est pas) / Éditions Otherlands
- Bou-Bou by night (in Créatures des Otherlands - Volume 2) / Éditions Otherlands
- Santa vs. Ded Moroz: un conte de Noël (in Creepy Christmas) / Éditions Otherlands
- Tourbe millénaire (in Muséums) / Éditions Malpertuis