vendredi 2 août 2019

La genèse des "coupes d'émeraude"

Les Lithomanciens sont nés, comme souvent, d’un enchainement d’association d’idées.
Mon envie première était d’écrire un roman se déroulant après la Saint-Barthélémy, dans la lignée de la « Dame de Monsoreau » qui reste un de mes romans préférés.
De fil en aiguille et en documentation, je suis tombé sur le personnage de Harley de Sancy, qui, ambassadeur de France à Istambul à 19 ans, avait ramené de son expédition le diamant qui porte son nom.
Voulant une touche fantastique, m’est venue l’idée de la magie des pierres précieuses. Il n’a manqué qu’un pas pour arriver à l’idée de 4 histoires, chacune autour des 4 pierres précieuses, Emeraude, Saphir, Rubis et Diamant.
Restait l’époque à définir. L’entre deux guerres s’est imposé rapidement. Tardi, Lovecraft, le pulp offraient cent inspirations. L’association pulp – années 20 est naturelle. Pourquoi s’en priver  ?..
J’ai finalement associé la première histoire à l’émeraude et décidé de garder le Sancy et son inventeur pour le dernier tome. Honneur à la plus précieuse de pierres…

vendredi 21 juin 2019

Découvrons Tiphaine Levillain

Bercée depuis l'enfance par les contes et légendes du monde entier, les promenades sur les sentiers de Brocéliande et les veillées au coin du feu, il n'y a rien d'étonnant à voir Tiphaine Levillain de nouveau plonger dans ces univers fantaisistes quand elle prend la plume à son tour. Ses histoires donnent alors vie à une myriade de personnages qui évoluent aussi bien dans notre réalité que dans des mondes imaginaires. 
Originaire de Bretagne, elle est revenue vivre sur ces terres il y a quelques années, où elle mène de fronts différents projets artistiques, tous liés aux mondes de l'imaginaire...

Bibliographie

Voyages en Terres Sauvages, Éditions Nutty Sheep
L'Ingénieur de Noël, Éditions Kelach (sortie en septembre 2019)
Le Cambrioleur Masqué, dans le recueil Super-Héros, Elenya Editions
L'Avaleur de Nuages, dans le recueil Ex Machina, Elenya Editions
La Grande Illumination, dans Absinthe n°11 « Romance Rose », février 2014
Les Autres, dans Absinthe n°12 « Dans l’ombre », mars 2014
Un sportif ne doit pas tricher, dans Absinthe n°13 « (mal)chance », avril 2014
Éradication, dans Nouveau Monde Hors-série Spécial 4ème Tournoi des Nouvellistes (nouvelle gagnante du tournoi), septembre 2014
Déclaration de guerre, dans Nouveau Monde Hors-série Spécial 5ème Tournoi des Nouvellistes (tome 2), juillet 2015
Saints City, dans Nouveau Monde n°8 « Héroïque », janvier 2016
Le Titalcuatl, dans Nouveau Monde n°9 « Histoires à faire peur 2 », avril 2016
C’est la belle nuit de Noël, dans Nouveau Monde Hors-série n°3, juin 2016
La Haute Plaine du Ciel, dans Nouveau Monde Hors-série n°3, juin 2016
Les Esprits des Bois, dans Nouveau Monde Hors-série n°3, juin 2016
La solitude me pèse, dans Nouveau Monde Hors-série n°3, juin 2016
La Controverse de Valadroïde, dans Nouveau Monde Hors-série n°3, juin 2016
Lobre, dans Nouveau Monde Hors-série n°3, juin 2016

mercredi 15 mai 2019

Découvrons Paul Fichtre

Paul Fichtre publiera chez nous Masse Vectorielle, début 2020. Il est temps d'en savoir plus sur lui.

Paul Fichtre est un auteur francophone vivant dans le Sud de la France. Manager professionnel pour le compte de sociétés spécialisées dans le commerce de gros avant de devenir gérant d'une PME, un problème de santé lui fait prendre conscience qu'il passe à côté de sa vie. En 2016, il se décide à coucher sur le papier les univers qui trottent dans son imaginaire depuis son enfance.
Influencé par le cyberpunk et le space-opéra, il fusionne les deux genres dans un spacepunk des plus inventif.
Il publie plusieurs brèves pour le blog les Deux Zeppelins ; dont Étoile binaire,une série en dix épisodes, qu'il publiera un an plus tard sous forme de roman. 

Bibliographie
Étoile binaire. Publié aux Éditions Mondes Futuristes en mars 2019

lundi 8 avril 2019

Bilan 2018

Alors que 2018 se termine à peine, quel serait votre premier bilan, à chaud ?
Le chiffre d’affaire s’est amélioré. Je commence à être plus connu. Toutefois des problèmes au niveau de la diffusion font qu’on a pas vendu autantbqu’on aurait dû. Ça devrait changer en 2019. 
La vindicte du Corbeau est notre meilleure vente. Un titre qui a bien trouvé sa voie. Pour les autres les ventes sont assez variables.

A titre personnel, hors parutions, un événement vous a-t-il particulièrement marqué ou surpris au cours de cette année écoulée (un prix, un salon, etc...) dans le paysage des littératures de l'Imaginaire ?
Le mois de l’imaginaire. Ça permet d’ouvrir des portes. Personnellement ça m’a permis de pouvoir créer deux événements avec des libraires. Malheureusement ça ne bouge pas partout. J’ai aussi pris conscience que dans les salons généralistes de la moitié sud de la France l’imùaginaire était personna non grata. Et quand des organisateurs vous font une petite place, ce sont les lecteurs qui ne sont pas au rendez vous. Il faudrait rélféchir à la question. Comme si les deux publics ne se mélangeaient pas, alors que dans la moitié nord il me semble que ça pose moins de problèmes si j’en crois les collègues.

Quelle est le programme pour cette année?
On aura un thriller de fantasy urbaine de Guillaume Fourtaux. Le reste sera de la SF. Signalons toutefois le nouveau roman de Franck Cassilis également, même si c’est un space opera, qui a une orientation très fantasy. C’est la suite du Mantra Originel, publié en 2017. Il devrait par contre y avoir plus de fantasy en 2020.
La SF sera là avec deux titres La reine du Diable Rouge de Jean Christophe Gapdy, un polar spatial du futur proche et Valreal de Nicolas Lefebvre, mon coup de cœur de cette année, un roman qui mélange les influence de Jean Claude Dunyach, Serge Brussolo et Laurent Genefort avec énormément de bonheur.

Enfin, quel sera votre plus grand défi pour cette nouvelle année ?

Continuer à être toujours debout. Je crois que c’est ça le plus grand défi pour un micro-éditeur.

mardi 26 mars 2019

La genèse de Valréal

Le monde d’Ankhonem a pris forme dans mon esprit il y a longtemps et s’est enrichi au fil du temps et des textes, devenant une histoire du futur que je ne me lasse pas d’explorer et que j’ai toujours eu envie de partager. C’était à l’origine une simple carte en couleurs que je me suis amusé à dessiner, m’inspirant des mondes de fantasy ou de SF que j’adorais, des Livres Dont Vous Êtes Le Héros, des jeux de rôle. J’ai rapidement voulu y situer des histoires, imaginant tout d’abord une mini pièce de théâtre puis, petit à petit, des récits un peu plus étoffés. Dès le départ j’ai souhaité faire un lien avec notre époque contemporaine, et c’est en cela que les nouvelles Décalage vers le bleu,Chrysalide et Rédemption établissent des ponts avec Valreal et les récits à venir. Évoluer dans cet univers est pour moi une aventure à part entière, un monde plein de surprises que j’explore, qui n’en finit pas de dévoiler ses secrets et dont je me fais le relais auprès des lecteurs-rices, un peu comme un guide touristique ou un enquêteur chargé de récolter et de rassembler des indices. Valreal, qui était au départ une région un peu bizarre d’Ankhonem, s’est nourrie de mes textes précédents, des expériences artistiques, des films et des livres que j’ai « vécus », pour devenir une ville vivante qui vibre au rythme de ses habitants et qui possède ses propres motivations, complexes à l’image des humains et de toutes les créatures douées d’intelligence.

jeudi 7 mars 2019

Découvrons Guillaume Fourtaux

Les mondes imaginaires se sont imposés à l’auteur, lorsqu’à 10 ans, il découvrit dans un cinéma les premières images révolutionnaires d’un gigantesque vaisseau spatial traquant un petit transporteur en approche de l’orbite de Tatooine. D’autres films, puis le jeu de rôle, et enfin la littérature au travers des classiques de Tolkien, Lovecraft ou Asimov confirmèrent cet ancrage profond. La découverte, en lecture lycéene imposée, du recueil "Fictions" de Jorge-Luis Borgès paracheva la catalyse.

Dès lors, tout en menant une carrière scientifique très cartésienne, le passage de l’autre côté de la plume se fit peu à peu, au travers de l’écriture de scenarii de jeux et de textes courts jusqu’à ce que l’envie de concrétiser ces approches s’impose. 

Bibliographie :

Romans  : 
2011 : Aux frontières de l'aube (Asgard)
2018 : Le retour de Pandore ()

Nouvelles  :
2006  : Une mort inattendue (Solstice)
  Les Banshee (Solstice)
2007  : acte manqué (Trois petits points)
2010  : réveillon (Armoire aux épices)
2015 : 10 millions de cycles (AOC)
2017  : Tamaya (Gandahar)  

mardi 29 janvier 2019

La genèse de la Reine du Diable Rouge

La naissance de cette histoire doit plus au hasard qu’autre chose ; tout est réellement parti de l’apparition de son héros voici quelque temps dans un texte court, sans idée d’aller au-delà. Ayant participé en fin 2015-début 2016 aux tournois des nouvellistes de Nouveau Monde, j’avais imaginé, pour l’un de ces duels, une nouvelle SF titrée « Surveillance » avec un détective dans un style polar noir des années 50-60. Ce détective était suréquipé de gadgets futuristes, mais il était surtout nostalgique des romans et films de cette période. La chute de la nouvelle visait à faire découvrir au lecteur que ledit détective était un androïde, et non un humain ; cela a parfaitement fonctionné à l’époque et la nouvelle avait remporté son duel. 
Mais, plus important pour moi, Gerulf était né. Il se trouve que décrire ce personnage, sacrément cabotin, m’a fait plaisir et qu’il a plu à mon relecteur de l’époque, avec qui je coécris maintenant quelques titres d’un univers SF particulier, celui des Mondes de Quirinus.
Suite à la sortie du « Hors-Série n°3 » de Nouveau Monde présentant les nouvelles de plusieurs auteurs, dont les miennes qui avaient donc croisé l’épée et gagné en duel, Fabien Lyraud avait émis quelques remarques fort sympas sur mes écrits et sur le fait que j’avais échappé aux radars. Aussi, lorsqu’il a créé Pulp Factory, partant à la recherche d’auteurs francophones de Pulp, il m’a semblé naturel de lui proposer une histoire SF mettant en scène mon androïde détective, voire, si cela fonctionnait, d’en faire un personnage qui pourrait revenir et avoir d’autres aventures indépendantes les unes des autres, mais toujours dans le même univers.
À cette époque, je venais de finir « Les Gueules des Vers » et de bâtir l’Univers de SysSol, avec énormément de détails, un historique complet, un vocabulaire, une situation planéto-politique complexe et suffisamment cadrée, une timeline plutôt fignolée. Considérer que Gerulf vivait à cette époque et dans ce monde dont je maîtrisais tout devint une évidence. L’apparition de la « Reine » et de cette partie d’échecs planétaire dans notre système solaire s’est faite tout naturellement dans la foulée.
À partir de là, reprenant « Surveillance » et la retravaillant dans une optique de roman, tout s’est enchaîné comme une évidence pour mon histrion, tant dans les personnages qu’il croisait que dans l’énigme qu’il avait à résoudre, quoique je devrais dire les énigmes, car elles s’emboitent comme dans une charade à tiroirs et se retrouvent troublées par les faux-semblants et les mensonges de l’apparence [bien obligé quand on apprécie Philip K. Dick]. L’histoire se déroule donc au cœur de SysSol et dans le proche futur [moins d’un siècle], ce qui signifie que j’ai usé, bien évidemment, de ce que j’aime écrire, en offrant la part belle à l’espace, à Mars, à la Spatiale, aux IA à l’intelligence suraigüe et, comme il se doit, à quelques humaines hautes en couleur. J’ajoute que je me suis fait un réel plaisir d’écriture en veillant à ce que l’aventure se teinte de références explicites et de clins d’œil au polar noir, aveu de ma passion pour les policiers, quelle que soit l’époque où l’énigme se déroule.
Pour autant, cette genèse ne se fit pas dans une totale facilité. Les relectures et les petites adaptations ont été nombreuses pour faire face à la nécessité de cohérence de l’enquête, l’impératif de laisser çà et là quelques incidents ou apparentes contradictions qui, sur l’instant, ne disent rien au lecteur, mais qui le feront réagir lorsqu’un évènement se produira.
Quant à la question que l’on m’a déjà posée sur ce titre détonnant pour de la SF, il a une origine lui aussi. Si vous lisez le roman, vous découvrirez que ce navire qu’est le Diable Rouge est associé non seulement à sa Reine, mais aussi à la princesse Wu Zetian, seule impératrice chinoise connue qui créa la dynastie Zhou dont elle fut l’unique monarque. Or, parmi les noms illustres d’Asie, qu’ils soient réels ou légendes, existe en Corée Chi Woo, dit le roi «Diable rouge» qui vainquit l'Empereur Jaune ou Huángdì. J’ai donc mêlé tout cela dans l’histoire et ainsi donné naissance à ce titre qui sonne effectivement plus dans le genre Fantastique ou Fantasy que SF.
Quoi qu’il en soit, si, comme dans mes autres écrits, j’ai pris un réel plaisir sur ce travail, il m’a permis d’ajouter Gerulf et celles qui l’accompagnent, que ce soit la Reine ou Miss Xiānhuā Xiānhuā [la fleur des fleurs], au panthéon – celui des Grecs et des Romains – de mes personnages préférés, venant accompagner, par exemple, Colorado ou Yessica d’une part, Line, Ellen ou Astrid d’autre part.
Il me reste à espérer que lectrices et lecteurs l’apprécieront aussi et qu’il puisse, grâce à elles et eux, vivre d’ici quelque temps une nouvelle aventure.

dimanche 13 janvier 2019

Dates de notre partenaire Banquises et Comètes

Les dates de salons où notre partenaire Banquises et Comètes aura nos ouvrages sur son stand :
9 et 10 février : Normania à Rouen
23 et 24 mars : rue des livres à Rennes
6 et 7 avril convention Universtar
13 et 14 avril festival Fous d'histoire à Compiègne
4 et 5 mai salon du livre de Laval
8 et 9 juin Geek Faeries à Celle sur Cher

Il y aura probablement d'autres dates entre celle qui sont données ici. Ils seront au Printemps du Livre de Montaigu également me semble-t-il.